Le documentaire d’Histoire Vivante diffusé sur la Radio Suisse Romande m’a décoiffé. Bill Gates, Warren Buffett ou encore David Rockfeller font partie des hommes les plus riches de la planète.Ils ont décidé de consacrer une partie de leur fortune à “faire le bien”. Mais que ce cache derrière la générosité de ces philantropes ? Commençons par le début : je fais tourner une version de Windows XP sous Vmware, pour les rares fois ou je dois utiliser Visio ou Internet Explorer, par exemple pour vérifer si une page HTML est bien visible avec tous ses attributs CSS, Javascript, etc. J’ai obtenu cette image de Windows XP en “migrant” une installation d’un vieux laptop, depuis réinstallé sous Linux. J’avais donc parfaitement le droit d’utiliser cette instance de Windows.

Après le débacle de sécurité d’Internet Explorer de cette semaine, je décide de faire tourner Windows Update, qui décide que mon installation n’est plus “Genuine”. Fin de la route pour cette instance de Windows. Microsoft a décidé que je suis un pirate, et ne me laisse qu’une option : acheter une clef d’activation pour CHF 199.20. J’aime bien les 20 centimes, ces pauvres gars de Microsoft auront de quoi manger à Noël…
Je me décide à “légaliser” ma situation en achetant une vraie version de Windows Vista, jusqu’à ce que j’écoute le documentaire d’Histoire Vivante. Et là, j’en reste cloué : le journaliste Frédéric Dupuis explique comment la fondation Bill & Melinda Gates fonctionne, avec ses bons et mauvais côtés (surtout les mauvais).
Pour ne pas payer d’impôts, les fondations doivent donner 5% de leur capital chaque année. Mais voilà, pour que la machine ne s’arrête pas au bout de 20 ans, il faut regagner ces 5%. En plaçant l’argent, par exemple chez PetroChina, qui pompe le pétrole du Darfour en payant son dû au gouvernement soudanais, qui utilise ensuite ces fonds pour flinguer les chrétiens au Darfour (source : NPR.org). Ou encore en finançant les fonds qui ont organisé le business des sub-primes (source : Los Angeles Times), conduisant à une crise financière et économique sans précédent.
Là, c’est sûr que je ne vais plus acheter de license Microsoft, ni pour Vista, ni pour Office. Je n’ai pas besoin d’être complice de cette charité là.
Et voilà qu’éblouie par tant de générosité, le 7 juin 2007, l’Université de Harvard offre à ce cher Bill le titre de “dr honoris causa”. Juste ce qu’il lui manquait, lui qui s’est tiré des bancs de l’uni après 2 ans pour se dépêcher de se remplir les poches en vendant cette gonfle de Windows. “Dr l’arnaque”, ça oui… sachez que ce n’est pas lui qui a dévelopé le DOS original pour le refiler à IBM, il l’a acheté à Tim Paterson pour des clopinettes.
Dimanche 23 novembre 2008 sur TSR2, vous pourrez découvrir le documentaire de Frédéric Dupuis Charité Business. Milliardaires philanthropes.
Et après le reportage, allez télécharger légalement Ubuntu Linux et OpenOffice. C’est gratuit et ça ne finance pas la guerre au Darfour.

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